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Quel isolant thermique choisir pour la maison ?

C’est bien connu : isoler la maison améliore le confort thermique, réduit la facture d’énergie et préserve l’environnement. Très bien, mais… avec quels isolants ? Entre isolant minéral, écologique ou mince et rouleaux, panneaux ou en vrac, que choisir ? Avec ce guide, découvrez ce qu’il faut savoir pour bien choisir les isolants thermiques pour votre maison.

 

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Quel isolant pour quel type d’isolation

Il existe deux types d’isolation thermique pour une habitation : l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) et l’isolation thermique par l’extérieur (ITE).

Lorsqu’on choisit de faire les travaux côté intérieur, notamment pour isoler les murs, il faut savoir que l’on réduit l’espace habitable. Exception faite des combles perdus.

On préférera donc utiliser des matériaux peu épais. Attention cependant à ne pas choisir une résistance thermique insuffisante qui rendrait les travaux inutiles.

L’isolation par l’extérieur, n’impacte pas l’espace intérieur, mais la façade est modifiée. Il faut donc être vigilant à la fois à l’esthétique et à la performance thermique de l’isolant.

 

Quels isolants thermiques pour l’isolation par l’intérieur

En rénovation dans l’ancien, l’isolation se fait généralement par l’intérieur. Le choix des isolants dépend de la partie de l’habitat à isoler. Il faut prendre en compte trois paramètres :

  • l’épaisseur de l'isolant (réduction de l’espace intérieur) ;
  • sa performance thermique (niveau d’isolation souhaité) ;
  • l’accessibilité de la partie de l’habitation à isoler.

Dans tous les cas, il s’agit de trouver le bon compromis entre la préservation de l’espace intérieur, la performance thermique et les contraintes de pose.

Il faut aussi satisfaire aux exigences nécessaires si vous souhaitez obtenir le CEE (certificat d’économies d’énergie).

Ce certificat vous ouvre le droit à des aides financières si vous faites appel à un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement).

Les isolants pour le toit de la maison en ITI (isolation par l’intérieur)

Le toit est l’élément du bâti qui occasionne le plus de déperditions thermiques (jusqu’à 30 %). Pour cette raison, l’isolation des combles doit être particulièrement efficace. La résistance thermique optimale du toit doit être égale ou supérieure à 8 m².k/W.

Combles aménageables ou aménagés

Les laines minérales en rouleau sont idéales pour isoler les combles aménagés ou aménageables. La laine de verre et la laine de roche s’ajustent sans difficulté entre les chevrons et s’embrochent dans les suspentes.

Combles perdus

Les combles perdus sont difficiles d’accès. Isoler les combles perdus est contraignant car l’espace y est réduit. Il est possible d’utiliser de la laine minérale en panneaux ou en rouleaux, à condition de pouvoir y accéder et manipuler l’isolant.

Dans les combles perdus moins accessibles, il est conseillé d’appliquer de l’isolant en vrac par insufflation, flocage ou soufflage. Ces trois techniques déposent l’isolant de manière homogène et étanche.

Il convient de confier ces travaux à des professionnels RGE (reconnus garants de l’environnement). En effet, un équipement spécifique et des connaissances pointues sont requises.

Les isolants pour isoler les murs par l’intérieur

Comme indiqué plus haut, isoler un mur par l’intérieur réduit l’espace habitable. Si la pièce est grande, poser un isolant épais ne pose pas de problème. En revanche, si elle est petite, mieux vaut poser des isolants moins épais.

Attention cependant à ne pas négliger la performance de l’isolant. Certaines isolations ne se valent pas car trop minces.

Pour isoler un mur intérieur les isolants peuvent être présentées sous forme de rouleaux, panneaux ou plaques.

 

Quels isolants pour l’isolation par l’extérieur

En isolation par l’extérieur les isolants se posent au niveau de la toiture et des murs. Comme nous l’avons vu plus haut, l’ITE des murs n’empiète pas sur l’espace intérieur mais modifie la façade.

Pour la toiture, pas de modification côté intérieur mais des travaux lourds. Cela implique en effet le renouvellement de la toiture avec des coûts conséquents.

Les isolants en ITE pour la toiture

Selon la méthode choisie, l’isolant se pose entre ou par-dessus les chevrons. Les isolants entre chevrons peuvent être souples ou en vrac.

Il peut s’agir de laines minérales mais aussi d’isolants naturels tels que la ouate de cellulose ou des bottes de paille.

Pour une isolation par sarking, c’est-à-dire par-dessus les chevrons, il existe des panneaux dédiés. Ils sont généralement fabriqués à base de polystyrène, polyuréthane ou en fibres de bois.

Les isolants en ITE pour les murs

Il existe plusieurs isolants pour une isolation des murs par l’extérieur. En voici les principaux :

  • Panneaux rigides en matière synthétique ou naturelle.
  • Panneaux semi-rigides en laine minérale, matériaux synthétiques ou naturels.
  • Rouleaux d’isolant en fibres minérales ou naturelles.

 

Quels isolants pour isoler le plancher bas

Pour l’isolation des planchers bas, il est préconisé d’utiliser des isolants en sous-face. En rénovation, ceci est possible pour les planchers placés sur un espace accessible. Sur terre-plein, l’isolation se fait par le haut.

Sur terre-plein

Dans le neuf, l’isolant est posé en sous-face du plancher sur terre-plein avant le coulage de la dalle. En rénovation, l'isolant thermique se pose par-dessus le plancher bas.

Ceci implique souvent de refaire le sol avec des coûts conséquents. Pour optimiser ces travaux importants, il est conseillé d’installer un chauffage au sol associé à un isolant spécifique.

Les isolants thermiques pour plancher chauffant se présentent sous forme de dalles isolantes. Elles sont fabriquées en polystyrène (expansé ou extrudé) ou en polyuréthane.

Les dalles isolantes pour chauffage au sol présentent une bonne résistance à la compression. Elles sont conçues pour supporter le poids de la chape et du revêtement de sol.

Sur vide sanitaire ou local non chauffé

Pour les planchers bas sur un espace non chauffé accessible, l’isolant thermique se pose en sous-face sur la pièce placée en dessous. Il peut s’agir des panneaux chevillés ou collés au plafond ou bien de rouleaux d’isolant sur ossature.

 

Les isolants thermiques selon leur nature

Les isolants en laine minérale

En vrac, rouleaux ou panneaux. Les isolants en laine minérale sont très courants en isolation intérieure, principalement pour isoler les murs et les toits. Et pour cause, ils sont légers, maniables et leur pose est assez simple.

Les rouleaux de laine minérale sont largement utilisés en isolation de combles. Ils sont faciles à poser entre les chevrons et à embrocher dans des suspentes.

La laine de verre est un grand classique parmi les isolants en laine minérale. Outre ses performances thermiques optimales, elle a des atouts en isolation acoustique. Pour cette raison, elle est adaptée aux murs.

La laine de roche offre un excellent niveau d’isolation thermique. De par sa forte densité, elle protège efficacement contre les fortes chaleurs. En revanche, son efficacité est assez faible en termes d’isolation du bruit.

La perlite est un isolant minéral moins utilisé. Issue des roches volcaniques, elle a des performances thermiques honorables. Utilisée généralement en vrac, elle est ignifuge et résiste aux rongeurs.

Les isolants écologiques ou naturels

Les isolants d’origine naturelle, végétale ou animale, sont moins courants. Cependant, ils s’utilisent de plus en plus chaque année.

Fabriqués à base de fibres naturelles, ils son recyclables et ont un moindre impact sur l’environnement. Toutefois, des liants synthétiques sont souvent présents dans leur composition.

Voici les isolants naturels les plus répandus :

Les isolants synthétiques

Il s’agit pour l’essentiel du polystyrène et du polyuréthane. Ils sont obtenus à partir de dérivés du pétrole par des procédés d’expansion ou d’extrusion.

Les polystyrènes sont présentés principalement sous forme de plaques ou de panneaux.

Le polyuréthane est commercialisé en mousses ou en panneaux rigides ou semi-rigides.

Les atouts principaux des isolants synthétiques sont leurs bonnes performances thermiques et leur coût très abordable.

Par contre, ils ne sont pas recyclables, dégagent des fumées toxiques en cas d’incendie et sont très prisés par les rongeurs.

 

Quelle performance pour les isolants thermiques

Comme nous l’avons vu plus haut, il faut prendre en compte la performance thermique des isolants. Celle-ci est à adapter en fonction de l’élément de l’habitat à isoler.

Conductivité et résistance thermique : deux critères essentiels

La performance thermique est un critère primordial pour choisir un isolant. Le niveau d’isolation est à choisir en fonction de l’élément à isoler. Il en va également de l’éligibilité aux crédits d’impôts et aux autres aides publiques.

L’efficacité thermique d’un isolant est mesurée par deux indices :

  1. L’indice de conductivité thermique
  2. L’indice de résistance thermique

L’indice de conductivité thermique

La conductivité thermique est la capacité d’un isolant à transmettre la chaleur. Cet indice est exprimé par un coefficient lambda λ. Il est formulé en watts par mètre kelvin (W/m.K).

Il faut savoir que plus le coefficient de conductivité est bas, plus l’isolant thermique est performant.

L’indice de résistance thermique

Cet indice exprime la capacité de l’isolant à résister aux variations de chaleur. Elle est exprimée en mètres carrés kelvin par watt (m². K/W).

L’essentiel est de retenir que plus la résistance thermique R est élevée, plus l’isolant est performant.

Il faut savoir aussi que l’épaisseur d’un isolant joue un rôle crucial dans sa capacité d’isolation thermique.

Par exemple si un rouleau d’isolant de 100 mm est égal à 3 (R 3), si on le double, sa résistance double aussi (200 mm = R 6).

A noter que le label ACERMI est aussi un critère qualitatif important à prendre en compte (l'isolant est conforme à un cahier de charges strict).

Quelle résistance thermique pour quelle partie de la maison à isoler

Le choix de la résistance thermique est à faire en fonction de l'élément de l'habitation à isoler. Des performances thermiques élevées sont requises pour l’isolation des combles. Inversement, celles-ci sont moindres pour un plancher bas.

Les valeurs de référence minimales sont les mêmes que pour celles ouvrant droit au crédit d’impôt de transition énergétique (CITE). Pour un confort optimal, il est préconisé + 1 point de R (résistance thermique).

Elément de l’habitation à isoler

Indice de résistance thermique minimale, ouvrant droit au CITE (crédit d'impôt transition énergétique)

Indice de résistance thermique optimale

Planchers bas sur vide sanitaire ou sous-sol

R > 3

R > 4

Murs en façade ou en pignon

R ≥ 3,7

R ≥ 4,7

Toitures - terrasses

R ≥ 4,5

R ≥ 5,5

Rampants de toiture et planchers de combles

R ≥ 6

R ≥ 7

Planchers de combles perdus

R ≥ 7

R ≥ 8

 

 

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