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Isolation thermique : tout savoir

La RT 2020 préconise la construction de maisons à énergie positive, nécessitant d’isolants très performants. En rénovation, l’isolation thermique réduit la facture énergétique. Il est possible d’isoler une maison par l’intérieur ou l’extérieur. Retrouvez ce qu’il faut savoir sur l’isolation thermique dans ce guide.

 

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Isolation thermique dans le neuf et en rénovation : plus de confort et des économies

 

Isolation thermique des logements neufs : le cadre réglementaire

Les normes thermiques successives RT 2005, RT 2012 et RT 2020 (RE 2020 pour réglementation environnementale) accroissent l’exigence de performance énergétique des logements neufs.

La RE 2020, applicable dès janvier 2021, impose la construction de maisons à énergie positive. Cela veut dire que les logements produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

Pour parvenir à ce résultat, l’utilisation de matériaux d’isolation performants est une condition sine qua non. Une isolation thermique de qualité permet de réduire la dépense de chauffage et de climatisation.

De plus, face au réchauffement climatique, la RE 2020 préconise des logements frais en été. L’isolation thermique agit dans les deux sens : un logement moins froid en hiver et moins chaud en été.

Vous l'aurez compris, avec une isolation thermique efficace, vous parviendrez à satisfaire les exigences réglementaires et à bénéficier des toutes les avantages d'une maison bien isolée. Et qui dit maison bien isolée dit maison confortable et agréable à vivre.

Isolation thermique en rénovation : réduire la fcture énergétique

En rénovation, il n'y a pas de contrainte réglementaire. Cependant, une isolation thermique performante est synonyme de substantielles économies d’énergie. Encore faut-il qu’elle soit bien réalisée.

En effet, mal exécutée, les résultats risquent de décevoir. Pour cette raison, il convient de prendre le temps de la réflexion avant d’engager des travaux.

La première chose à faire est de déterminer les éléments du bâti à isoler en priorité. Si par exemple les combles ne sont pas isolés, ils sont alors à traiter en premier.

Un autre aspect à ne pas négliger lors du choix est l'isolation phonique. Il est toujours judicieux d'opter pour des isolants possédant des propriétés d'isolation acoustique.

Quelle déperdition thermique par élément du bâti mal isolé ? 

Voici les pourcentages de déperdition thermique en moyenne dans une maison et par élément mal isolé.

  • Toiture : 25 à 30 %
  • Murs : 20 à 25 %
  • Air renouvelé : 20 à 25 %
  • Fenêtres : 10 à 15 %
  • Ponts thermiques : 5 à 10 %
  • Planchers bas : 7 à 10 %

Il convient de planifier les travaux d’isolation en fonction des parties de la maison à isoler en priorité. En cas de doute, vous pouvez demander un bilan thermique à un professionnel agréé. L'avantage de cette étude est qu'elle est détaillée et assortie de préconisations de travaux

Quelle est la meilleure isolation thermique ?

Choisissez votre isolation thermique en fonction des éléments à isoler et des contraintes de pose. En ce qui concerne les isolants thermiques, il n y a pas d'isolants meilleurs que d'autres à proprement parler.

En effet, nombreux sont ceux destinés au même usage et ayant des performances équivalentes.

Le choix de l'isolant dépend donc de son utilisation, de la configuration du chantier, du type et du niveau d'isolation souhaités.

En revanche, prenez en compte, lors de votre choix, le critère de la performance thermique. En voici les deux valeurs à retenir :

  • le coefficient de conductivité thermique lambda ;
  • le coefficient de résistance thermique.

Quelle conductivité thermique choisir ?

Cette valeur est exprimée en watts par mètre-kelvin (W/m.K). Il s'agit de la capacité d'un matériau à transmettre la chaleur.

La RT 2012 considère qu'un matériau est isolant lorsque sa conductivité thermique est en dessous de 0,065 W/m.K.

Pour faire simple, sachez que plus la conductivité thermique est basse, plus le matériau est isolant

Quelle résistance thermique pour une isolation performante ?

La résistance thermique (R) est la capacité d'un matériau à résister à un changement de température. Elle se formule ainsi : R = m².K/W. Contrairement à la conductivité thermique, plus la résistance thermique est élevée plus le matériau est isolant.

Un matériau est considéré comme performant lorsque sa résistance thermique est supérieure ou égale à 7 (R ≥ 7). Cependant, cette valeur est à adapter en fonction des éléments à isoler. Pour isoler les combles par exemple, visez une R ≥ 8. Pour les murs en revanche, une R ≥ 4 est à envisager.

Il faut savoir que pour obtenir une R élevée, il faut considérer l'épaisseur de l'isolant. Par exemple, une laine de verre doit avoir une épaisseur moyenne de 30 cm pour une R = 7,5.

Cette valeur varie en fonction de l'épaisseur de l'isolant. Dans ce cas précis, si l'épaisseur de la même laine de verre est de 40 cm, sa résistance thermique est de R = 10.

Quelles sont les certifications des produits d'isolation thermique ?

La performance thermique des matériaux isolants sont attestés par deux principales certifications :

  • Le marquage CE NF. Celui-ci atteste de la conformité de l'isolant avec les normes françaises et européennes.
  • Le certificat de conformité ACERMI. Le produit est conforme au cahier de charges établis par cet organisme indépendant (l'Association pour la certification des matériaux isolants).

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Quels matériaux pour ses travaux d'isolation thermique ?

Il existe plusieurs types d'isolants en fonction de leur origine. Ils peuvent être synthétiques, d'origine minérale, animale ou végétale. Ils se déclinent sous diverses présentations.

Les isolants synthétiques

Les matéraiux utilisés pour l'isolation sont issus de produits dérivés du pétrole soumis à divers procédés industriels. Dans cette catégorie, nous pouvons citer le polystyrène et le polyuréthane. L'avantage de ce type d'isolants est leur faible coût. 

Ils ont des performances thermiques correctes, même s'ils sont moins efficaces en isolation acoustique. Cependant, leur bilan carbone est élevé, ils sont la proie des rongeurs, dégagent des fumées toxiques lors de leur combustion et ne sont pas recyclables.

Les isolants d'origine minérale

On trouve, dans cette catégorie, des produits largement répandus en isolation thermique : les laines de verre et les laines de roche. Ce sont des isolants très appréciés par leur facilité de pose et leur coût abordable.

En outre, leur efficacité thermique et phonique est optimale. Les laines minérales ne sont pas attaquées par les rongeurs, sont incombustibles et ne dégagent pas de fumées toxiques. Elles sont recyclables mais à un coût élevé.

Les isolants d'origine végétale

Bien que relativement récents sur le marché, les isolants d'origine végétale font une percée remarquable dans le marché de l'isolation. Il s'agit pour l'essentiel de laines à base de fibres de liège, de ouate de cellulose, de bois, de chanvre, de coton ou encore de lin.

Ils sont adaptés aux constructions écologiques, même si parfois ils comportent un pourcentage élevé de fibres synthétiques. Ces fibres font office de liant mais font perdre leur caractère 100 % écologique et recyclable. Si vous êtes attentif à l'écologie, lisez la composition indiquée dans la fiche produit.

Leur efficacité thermique et phonique va de moyenne à élevée. Cependant leur coût est sensiblement supérieur aux autres matériaux isolants. Grâce à des traitements industriels, ils sont généralement incombustibles et résistent aux rongeurs. Ils sont en grande partie recyclables.

L'isolation avec des matériaux d'origine animale

Dans cette catégorie, les matériaux à base de plumes de canard et de laine de mouton sont les plus répandus. Bien que d'origine naturelle, ces isolants nécessitent souvent l'ajout de liants synthétiques.

Ils ont de bonnes voire excellentes performances thermiques et phoniques. Néanmoins, leur coût est relativement élevé. Ils sont incombustibles et recyclables en fonction du pourcentage de fibres synthétiques présentes dans leur composition.

Les différentes présentations des matériaux d'isolation thermique

Les isolants sont déclinés sous de présentations diverses. Chacune d'entre elles s'adapte à un type d'isolation en particulier. On trouve les isolants sous forme de :

  • rouleaux, ils s'utilisent en isolation intérieure et extérieure, notamment en isolation des plafonds, murs et combles ;
  • panneaux rigides, ils s'emploient souvent pour les planchers, mais aussi pour les murs et toitures ;
  • panneaux semi-rigides, ils sont utilisés en tous types d'isolation sauf pour les planchers (faible résistance à la compression) ;
  • en vrac, appliqués par insufflation pneumatique, ils comportent un pourcentage de liants et d'eau, parfaits pour les accès difficiles comme les combles perdus ;
  • feuilles de faible épaisseur, appelés isolants minces, multicouches et réflecteurs de la chaleur, ils sont utilisés pour isoler garages et sous-sols notamment.

Quel type d'isolation thermique choisir pour une maison ?

Il existe deux types d'isolation pour une maison : l'isolation par l'intérieur (ITI) et l'isolation par l'extérieur (ITE).

L'isolation par l'intérieur (ITI)

Comme son nom l'indique, cette technique est employée pour une isolation faite du côté intérieur de la maison. Le principal avantage de l'isolation par l'intérieur est son coût abordable. Son inconvénient majeur est qu'il diminue la surface habitable du logement.

L'isolation par l'extérieur (ITE)

Bien que plus onéreuse que l'isolation par l'intérieur, l'isolation par l'extérieur a de nombreux avantages. A commencer par sa réalisation côté extérieur. Elle préserve l'espace intérieur et ne perturbe pas le quotidien des occupants de la maison.

Deuxièmement, l'ITE est très performante. Elle permet notamment de supprimer les ponts thermiques.

 

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